
19.07.2008
Les filles de nos banlieues et le fruit défendu

Jamila AZEROUAL
Responsable Jeunesse et vie Etudiante
au sein du club des Démocrates Pour le Progrès
Et si nous commencions par le commencement ? Un retour en arrière pour éclairer le présent : la Bible, la Genèse.
Il y a d’abord cette si célèbre pomme, du latin « pomum » qui signifie « fruit ». Et il y a Eve, symbole de l’éternel féminin et mère de l’humanité.
Incapable de résister à la tentation et aux ruses de Satan mué en serpent, Eve, a croqué le fruit de cet “ arbre de la connaissance du bien et du mal ”, étonnamment le seul arbre aux fruits défendu dans tout le jardin d’Eden. Chassés du paradis, et condamnés à la souffrance et à la mortalité, quel fût l’échange entre Adam et Eve ?
En méditant cette histoire de la condition féminine, nous pourrions être tentés de penser, - pourquoi pas ?- qu’Adam, « père de l’humanité », n’a justement pas…digéré la pomme.
Depuis des milliers d’années et à travers le monde le bilan reste varié et ne cesse de nous interpeler. Une conclusion s’impose en permanence: la flagrante inégalité, la discrimination, hélas claire et visible entre homme et femme. Certes, il serait possible d’établir de manière cynique une échelle des souffrances et des violences infligées aux femmes selon des critères sociogéographiques : depuis les viols collectifs en Inde jusqu’à la lutte pour l’égalité professionnelle en France en passant par les mariages forcés en Afrique.
Savez vous qu’il y a une chanson populaire indienne qui dit : « Pourquoi es-tu venue au monde, ma fille, quand un garçon je voulais ? Vas donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer", c’est dire…Cela fait donc quelques siècles que ça ne va pas fort pour les femmes...
Et pourtant, en allant au delà des barrières du convenu, on peut se demander si le message d’avenir et d’espoir ne viendrait pas d’elles justement ?
Tirant une balle chargée de mépris sur certains préjugés sexistes, des filles, des femmes ont choisi, aujourd’hui, en France, de créer leurs destins, d’en être les seules maîtresses et de s’assumer.
Malgré un conservatisme sexiste qui ne désarme pas et qui s’érige en principe de réalité sous de fallacieux critères socio-historiques, la nécessaire et inéluctable émancipation de la femme est en marche.
En réfléchissant au rôle et à la place de la femme, il n’est pas possible de ne pas évoquer le « cas » des quartiers et des banlieues, « zones sensibles ». Sensibles à quoi donc au juste? Au chômage, aux violences, aux trafics, aux préjugés, aux difficultés de la vie ?
Face à ces mêmes problèmes, à la même rancœur et parfois dans de plus mauvaise conditions de vie, les jeunes filles adolescentes ne participent quasiment jamais aux violences urbaines : leur mode d’expression est différent de celui exercé par les garçons et se caractérise plus souvent par une bataille positive en faveur de la réussite sociale (études, emplois, insertion,..).
Ces « filles des cités » et de l’immigration se montrent autrement plus combatives et réussissent à s’intégrer au sein de la société de bien meilleure manière. Ce sont elles, souvent, qui prennent les choses en main, qui engagent le dialogue avec les institutions au nom de leurs familles (réunions parents-profs pour le petit frère, problèmes administratifs, démarches diverses, recherche d’un emploi…).
Mais, il n’est pas possible de ne pas remarquer une certaine restriction de la liberté de mouvement des filles si l'on exclut le système scolaire ou les "sorties utiles et nécessaires" (courses, services administratifs,...). Certes le progrès est en marche et les choses évoluent de génération en génération, mais, dans ces quartiers, la mixité est encore trop souvent mise à mal par une ségrégation évidente et visible: des bandes de garçons d’un coté et des groupe de filles de l’autre, séparément…
Cet accès assez restreint à l’espace public se traduit pour les filles par une importance prépondérante de l'environnement familial, un "cocon protecteur" régi par des codes et des convenances « de type culturel ». Sœurs et cousines sont de fait des chaperons, amies, mais elles sont aussi et surtout des "partenaires de sortie" et des "confidentes privilégiées".
Tout compte fait, l’école représente pour les filles des cités un des rares domaines de l’espace public qu’elles peuvent librement investir sans faire l’objet, -tranchons le terme-, d’une certaine surveillance.
Cela se traduit par une différence de résultats scolaires entre les garçons et les filles, en faveur de ces dernières, de la sixième à la troisième. Ce phénomène est encore plus marqué dans les ZEP. Malheureusement, force est de constater que les résultats scolaires prometteurs des filles semblent s’affaiblir dès le lycée. L'adolescence implique de nouveaux centres d'intérêt et, dès lors, il est triste de voir "nos filles" ne plus se permettre d'être à la hauteur de leurs réelles ambitions : les chiffres montrent que la poursuite d'études supérieure est relativement faible. Manque de confiance en soi, contexte familial, manque de moyens, ou manque de visibilité concernant une orientation future ?
Il existe encore de trop nombreuses barrières à une juste élévation sociale égalitaire.
Le progrès est indispensable et il doit se réaliser d'abord en faveur des femmes pour qu’il s’établisse et se généralise ensuite par les femmes.
Prenons conscience qu'en chacune de ces filles, même masquée par certain voile de l'ignorance ou de la sottise, il y a une âme. Il y a aussi un esprit qui refuse d’étouffer, qui veut vivre et qui se débat.
Mon but n’est pas d’agiter, ici, les drapeaux usés des revendications féministes, j'ai voulu témoigner et évoquer une histoire dont la suite, prometteuse, reste à écrire. A nous de l'écrire.
Il devient urgent et nécessaire aujourd’hui d'encourager un mouvement général de soutien à celles qui portent l'avenir en même temps que l'espoir d'une possible réussite : qu'Eve puisse enfin avoir accès, librement, à "l'arbre de la connaissance et du savoir" sans plus jamais être expulsée et interdite des sphères élitaires.
Oui je veux m’inspirer de Claudel : non seulement « le pire n’est pas sûr » mais le bien n’attend qu’un peu de volonté générale et partagée pour se révéler.
18:20 Publié dans Le débat est lancé ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, banlieues, place, Strasbourg, Jamila Azeroual, Club des démocrates pour le progrès, CDP
03.07.2008
Ingrid Betancourt Libérée !
Communiqué de Presse du GDP
Pour nous qui avons tant milité pour la libération d’Ingrid Betancourt, à la tête de la ville de Strasbourg et de la CUS et aussi avec tous nos amis du Club des Démocrates, ces moments sont des moments d’intense émotion.
Strasbourg, capitale des droits de l’homme, vit un immense moment de bonheur, de soulagement et d’espérance.
La foi et les volontés conjuguées de tous les humanistes trouvent ici une belle récompense qui permet de nourrir l’espoir pour tous les prisonniers politiques et les otages injustement détenus.
Nous sommes avant tout profondément heureux pour Ingrid pour ses enfants et pour toute sa famille.
Aucun d’entre nous n’a pu rester insensible aux propos d’Ingrid sur la France et son message à travers le monde.
Voici une étonnante et magnifique personnalité qui à l’issue de sa si longue épreuve adresse aussi un message de confiance à notre pays qui oublie trop souvent qu’il est le pays des droits de l’homme.
Groupe des Démocrates pour le Progrès
(UMP – Nouveau Centre – Indépendants)
Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann
17:50 Publié dans Communiqué de Presse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid Bétancourt, Groupe des démocrates pour le progrès, GDP, Strasbourg
01.07.2008
Tribune du mois de Juin du GDP
Pour une présidence Française de l’Union Européenne utile à Strasbourg !
Le 1er juillet prochain, la France présidera pour 6 mois l’UNION Européenne. 3 ans après le rejet par les Français du projet de constitution, cette présidence doit marquer le retour de la France en Europe comme le rappel Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d’Etat aux affaires Européennes.
Ces 6 mois seront notamment consacrés à la politique de l’énergie et du développement durable et plus particulièrement à la sécurité du continent en matière d'approvisionnement énergétique ainsi qu’à l’élaboration d’un programme d’action portant sur la qualité de l’air, la défense de la biodiversité, la gestion des déchets et la promotion d’un développement durable.
Nous souhaitons profiter de ces 6 mois pour que le statut de Strasbourg, siège du parlement Européen, soit confirmé et renforcé.
La ville devra s’investir dans ce sens en profitant de cette occasion pour créer, pourquoi pas, une Maison pour l’Europe afin de ré-enchanter les citoyens à la question européenne. Toutes les initiatives renforçant cet objectif devront être soutenues tant il nous semble inconcevable que la construction Européenne, si présente dans notre quotidien, ne soit pas davantage connue et populaire auprès de nos populations. L’Europe doit devenir à terme plus accessible et plus visible.
Strasbourg, ses élus et ses habitants doivent être le moteur de ce ré-enchantement des citoyens tant au niveau national qu’international et ce par delà les convictions politiques, religieuses et philosophiques de chacun.
La construction européenne a permis à notre région, si souvent victime des déchirements entre la France et l’Allemagne, de connaitre durablement la paix. Elle a aussi assuré une pérennité économique ainsi qu’une forte indépendance à l’égard des grandes nations de notre monde. Strasbourg et ses institutions symbolisent cette histoire. Elles doivent aussi et surtout incarner l’avenir. Cet avenir, il se construit à présent vers l’Est avec les récentes entrées de la Pologne , de la Roumanie ou de la Bulgarie dans l’Union.
En revenant à l’origine même du nom de « Strasbourg », nous devons faire d’elle le carrefour des routes ferroviaires Européennes. La récente ouverture de la ligne, tant attendue, du TGV Est va dans ce sens. Il faudra nous mobiliser et profiter de la présidence Française pour que la seconde phase de ce TGV Est soit réalisée au plus vite afin de relier physiquement « l’Atlantique à l’Oural » Strasbourg jouant le rôle de trait d’union entre les anciennes et les nouvelles nations membres.
Ville historiquement associée à la construction européenne, Strasbourg doit surtout en incarner l’avenir !
Groupe des Démocrates pour le Progrès
(UMP – Nouveau Centre – Indépendants)
Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann
Pour nous contacter :
Par courrier : Centre Administratif - 1 Parc de l’Etoile - 67076 Strasbourg CEDEX
Par mail : groupedesdemocrates@gmail.com
Par téléphone : 03 88 43 65 02
11:40 Publié dans Tribune du groupe des Démocrates | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tribune, juin, groupe des démocrates pour le progrès, Strasbourg
Tribune du mois de MAI du GDP
Une opposition constructive, vigilante et force de propositions
En mars 2001 Robert HERRMANN, aujourd’hui 1er adjoint au Maire, déclarait que « Dans l'opposition, on peut dire tout et n'importe quoi sans que ce soit sanctionné, et nous n'allons pas nous en priver ». Ca ne lui aura donc pas mal réussi mais ce n’est pas notre conception du rôle que doit avoir une opposition municipale.
Au sein du Groupe des Démocrates pour le Progrès, nous ne souhaitons pas faire de la politique politicienne en nous opposant systématiquement à toutes les initiatives prises par la nouvelle majorité municipale. Nous serons certes vigilants afin que les intérêts des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois soient préservés mais nous soutiendrons aussi les initiatives que nous jugerons positives notamment en faveur de la préservation de l’environnement ou de la défense du statut de Capitale Européenne de Strasbourg.
La culture tient une place importante dans la vie des Strasbourgeois. Nous veillerons à ce que les lieux culturels, les prestations musicales et théâtrales, les expositions artistiques demeurent accessibles au plus grand nombre. La représentation annuelle offerte par l’orchestre Philarmonique de Strasbourg au Jardin des deux Rives doit par exemple être maintenue. Elle constitue un évènement culturel et populaire incontournable.
Nous veillerons également à ce que le travail entrepris depuis 2001 pour ramener la sécurité dans tous nos quartiers soit poursuivi. Depuis 2001, les délits ont diminué de 25% et la délinquance de voie publique de 45 %. Cette tendance doit se poursuivre.
Le logement demeure une question prioritaire. Beaucoup de promesses ont été faites ces derniers mois notamment en faveur des logements sociaux. Nous veillerons à ce qu’elles soient tenues.
Le pouvoir d’achat est au cœur de nos préoccupations. Depuis 2005, nous avons veillé à ce que les impôts locaux ne soient pas augmentés. A l’heure où l’inflation fait sa réapparition nous serons plus que jamais vigilants afin que la nouvelle équipe municipale poursuive cette pause fiscale. Les financements des grands projets municipaux et communautaires tels que la grande bibliothèque, le Zénith ou les extensions Tramway sont d’ores et déjà mis en place. Il n’y a donc pas le moindre impératif qui justifierait des prélèvements supplémentaires.
Construire, proposer mais aussi débattre telles seront les priorités de notre groupe !
Groupe des Démocrates pour le Progrès
(UMP – Nouveau Centre – Indépendants)
Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann
Pour nous contacter :
Par courrier : Centre Administratif - 1 Parc de l’Etoile - 67076 Strasbourg CEDEX
Par mail : groupedesdemocrates@gmail.com
Par téléphone : 03 88 43 65 02
11:15 Publié dans Tribune du groupe des Démocrates | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Groupe des Démocrates pour le progrès, tribune, opposition, Strasbourg
26.04.2008
Naissance du Club des Démocrates pour le Progrès
Le Club des Démocrates a pour objet :
- D’engager et d’encourager des réflexions et des débats d’idées autour de sujets politiques, de société et d’actualité, sans délimitation géographique,
- De permettre aux adhérents et non adhérents de partager une expérience, un vécu, des inquiétudes, des attentes et des projets dans les domaines de la vie professionnelle, sociale, économique, environnementale, culturelle et sportive etc... L’objectif étant de permettre l’étude et l’émergence de projets concrets destinés à l’amélioration de la qualité de vie de tous, tant des générations actuelles que futures.
- Proposer des moyens, soutenir les projets qui seraient le résultat des synthèses de débats, retenus par les équipes et comités de réflexion, favoriser et animer la concertation avec tous mouvements démocratiquement élus et associations à l’exception de ceux défendant des thèses de discrimination et/ou d’extrémisme.
Construire, proposer mais aussi débattre telles seront les priorités de notre club !
Président : Stéphane BOOF
Président d'Honneur : Robert GROSSMANN
Secrétaire Général : Christophe KIEFFER
Secrétaire Générale Adjointe : Clarisse SIEFERT
Trésorière : Catherine GEIGER
Vice Présidente : Axelle BENAMRAN
Vice Présidente : Frédérique LOUTREL
Vice Président : Geoffroy LEBOLD
Vice Président : Jean-Emmanuel ROBERT
Membres du Conseil d'Administration :
- Olivier ARBOUSSE
- Jamila AZEROUAL
- Djemilla AZROU-ISGHI
- Fabien BRESSON
- Henry BRETZ
- Martine CALDEROLI-LOTZ
- Huguette DREIKAUS
- Hugues GEIGER
- Anne SCHUMANN
09:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Club des Démocrates, Naissance, Strasbourg, CUS

