26.11.2008
Le club débat : Travail le dimanche, Pour ou Contre ?

Pour la défense du repos dominical
Il y a plus de cent ans, le 13 juillet 1906, la loi sur le repos hebdomadaire était promulguée. Le député Richard Mallié la remet aujourd’hui en question en déposant une proposition de loi autorisant l’ouverture des commerces le Dimanche. La boite de pandore ouverte, il apparait comme inéluctable que ce qui se limitera aujourd’hui aux commerces s’étendra demain à de nombreuses autres activités.
Cette proposition pose tout d’abord la question de la place de l’Humain sur l’économique. L’économie est-elle un instrument qui permet l’épanouissement de l’Homme ? L’individu est-il aujourd’hui au service de l’économie ? La disposition défendue par Richard Mallié relance inévitablement ce débat. Pour les défenseurs de cette proposition, l’Homme serait davantage libre en ayant la possibilité de consommer mais consommer à volonté ne serait-il donc pas un acte de dépendance? O ù se trouve alors la liberté lorsqu’il y a dépendance ?
Historiquement, le repos dominical reposait sur un fondement religieux puis l’évolution des mœurs entrainant un changement dans la pratique religieuse a fait du repos dominical un acquis social. Comme de nombreux us religieux, cette journée a été laïcisée mais conservée par la communauté à travers la loi de 1906.
Plus qu’un acquis, la vie de notre société est organisée autour du Dimanche chômé. Il permet aux familles de se retrouver, aux parents de consacrer une journée pleine à leurs enfants et naturellement aux enfants de retrouver leurs parents et grands - parents. En outre, le dimanche permet de garder le contact avec les ainés ou de rendre visites aux malades.
Le dimanche est aussi la journée la plus importante pour le monde associatif qui connait ce jour-là une activité importante. Les clubs sportifs amateurs, les associations de quartier ou les paroisses mettent à profit cette journée de la semaine pour organiser des compétitions, des manifestations, des brocantes ou des kermesses qui leur permettent d’avoir des rentrées financières indispensables à leur survie. Toutes ces activités dominicales constituent la rare occasion de tisser l’indispensable lien social. Autoriser le travail le dimanche mettra inéluctablement en péril le fonctionnement associatif et la survie du sport amateur. Cette mesure fragilisera davantage le lien social déjà mis à mal par le développement du comportement individualiste incarné par la télévision ou internet.
L’argument économique invoqué pour défendre cette mesure est rapidement mis à mal par la loi du marché qui veut que le consommateur ne dépense pas davantage que ce que lui autorise ses revenus. Au lieu de susciter une croissance du commerce et de l’activité économique, le travail dominical ne générera qu’une évolution comportementale des consommateurs qui ne consommeront pas davantage mais autrement.
Irrémédiablement, l’abolition de la loi de 1906 entrainera aussi la destruction des commerces de proximité, l’affaiblissement financier des fournisseurs, l’exclusion familiale et sociale des employés du dimanche.
Le dimanche doit donc demeurer un jour chômé pour la grande majorité des salariés. Seules les activités indispensables de police, de secours, de transport public ou les commerces de proximité telles les activités de restauration ou les boulangeries doivent constituer l’exception.
« La vie n'est pas le travail: travailler sans cesse rend fou » Charles de Gaulle
Geoffroy LEBOLD
Le débat est lancé. Les pour et les contre, vous avez la parole !
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24.11.2008
La triche au PS !!… intéressant …
Manuel Valls (fervent défenseur de Ségolène Royal) proclame sa reine victorieuse du congrès de Reims !
Il accuse … mais qui accuse t il d’ailleurs… le PS ? les bureaux de vote tenus par des militants du PS ? les autres candidats du PS ? de fraude et de triche… rien que ça !
Alors on tricherait au PS ? … Il ne faudrait pas que les donneurs de leçon de la « démocratie », sous sa forme « participative », oublient l’un des fondements même de ce qui fait une démocratie : le respect de l’opinion.
Benoît Hamon surenchérit ! et va dans le même sens que son confrère… mais lui, c’était entre les deux tours, avant qu’il ne donne ses consignes de vote au bénéfice de Martine Aubry. Cette dernière qui gagne avec 42 petites voix d’avance sur Ségolène Royal, ça n’étonne plus notre éléphanteau… La triche pour lui, c’était à l’entre deux tours…
On dirait un enjeu présidentiel ! c’est qu’ils y croient très fort nos candidats !
Alors quelle belle image ! le PS semble oublier les enjeux essentiels de l’actualité ! Attention, les courants différents à l’intérieur d’un parti doivent être force de débat au profit de l’intérêt collectif, non pas l’alibi d’une guerre de chefs au profit d’intérêts personnels… parce que là honnêtement, à droite, comme à gauche, on a d’autres priorités !
Une démocratie a besoin d’une opposition forte, investie, et constructive… pas d’une guerre fratricide, de tricheurs, de gourous, de dramaturgie… juste un peu de descence pour tous les militants du PS qui croient encore en vous et un peu de sérieux par respect pour tous les autres !
Axelle Benamran
15:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cdp, club, démocrates, progrès, axelle, benamran, ps
12.11.2008
Conversation avec Jean d’Ormesson : Partie II
Jean d’Ormesson nous parle de la citoyenneté, des écrivains et de leur engagement, des hommes politiques qui « écrivent ». Céline et Brasillach, sont évoqués. De Gaulle aussi…
« En réalité, affirme-t-il, la littérature est étrangère à la politique »
11:03 Publié dans Nos rencontres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, jean, d'ormesson, robert, grossmann, cdp, strasbourg
05.11.2008
Conversation avec Jean d’Ormesson
Jean d’Ormesson : « Citoyenneté ? La littérature c’est n’importe quoi… »
C’est sans doute inédit et un peu original mais Jean d’Ormesson, tout en évoquant son dernier livre, à confié à Robert Grossmann et à Jamila Azeroual, responsable jeunesse et vie étudiante du club, qu’il n’y avait, selon lui, aucun lien à établir entre littérature et citoyenneté. “La littérature c’est n’importe quoi” a-t-il répliqué de manière un peu provocante.
A voir! Car ses propos et son analyse sont bien plus complexes, toujours aussi passionnants et peut-être faut-il y entendre aussi du second degré.
07:51 Publié dans Nos rencontres | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, jean, d'ormesson, strasbourg, cathédrale, robert, grossmann
01.11.2008
Pour quelle cause sacrifier sa vie aujourd'hui ?
Pour quelle cause sacrifier sa vie aujourd'hui ? Débat de grande tenue, passionnant et passionné au club des démocrates pour le progrès
Toujours la recherche de sens...La Politique dans son acception la plus noble fut la grande invitée mais on aura aussi remarqué la révélation de vrais talents au club des démocrates. De bon augure pour l'avenir...
Ce soir du 29 octobre, le débat du Club des Démocrates pour le Progrès a tenu ses promesses et même au delà.
Les deux représentants de la France Libre, 85 et 86 ans, le docteur Jean Meyer et M. Bouboska, engagés à l’âge de 17 ans en 1942, ont témoigné. Leurs paroles furent poignantes mais la question qui se dégagea de leur témoignage laissait perplexe par sa véracité même : il ne se développe de sentiment patriotique que dans l’adversités. On ne songe à la Liberté que lorsqu’elle est menacée. Autrement dit il faut un adversaire, un ennemi, une guerre pour que certains songent à s’engager.
Mais, le monde a changé depuis que nos grands aînés ont combattus pour la liberté et nous l’ont léguée.
Et le débat s’engagea passionnément à ce moment là.
Le conseiller général, Yves Le Tallec avait amicalement accueilli les personnes présentes. Le président du Club, Stéphane Boof, a rappelé le sens du club des démocrates et la qualité des débats auxquels il tenait : quête de valeurs, recherche de sens, et après le franc succès de la rencontre sur le thème "peopelisation de la vie publique" c’était, ce soir là : « pour quelle cause un jeune de 20 ans sacrifierait-il sa vie aujourd’hui »
Ce thème avait été suggéré et voulu par Jamila Azeroual, responsable jeunesse et vie étudiante du club. Elle introduisit les débats en posant aux invités et à la salle les questions pertinentes que le thème imposait. « Que faisons nous aujourd’hui de la liberté que vous avez conquise pour nous il y a soixante ans » « que signifie la liberté au juste dans notre société de consommation et …de crise »
Le débat fut vif, animé, chaleureux. Jamila fit un plaidoyer qui fascina toute l’assemblée tant elle s’exprimait avec talent, intelligence et convictions : « Vous nous dites que l’on ne peut s’engager que contre quelque chose mais ne peut donc s’engager pour ? » lança-t-elle à la salle qui se mit à réfléchir…bonne question !
Et le drapeau ? Comment se fait-il qu’aux Etas-Unis il soit présent partout et honoré ? " nous rappela Axelle Benamran - en Albanie où j’étais cet été renchérit Jamila, le drapeau est respecté et aimé. Toutes les multiples tensions qui peuvent exister dans un pays comme l’Albanie se sont fédérées autour de ce concept d’Albanie, l’Albanie est une patrie pour les Albanais mais c’est vrai aussi au Maroc ou dans d’autres pays à travers le monde. Chez nous, en France on a l’impression que les gens ont honte de leur drapeau. »
" Que signifie dès lors la patrie" fut un chapitre qui mobilisa tous les participants. La France est-elle encore la patrie pour des jeunes et des moins jeunes aujourd’hui?
Eric Vial fit une intervention pertinente et érudite en partant de l’étymologie du mot patrie qui vient du latin pater, le père, et peut-être au stade de France des jeunes, en but au mal être de leurs banlieues, on-ils sifflés le PATER ? « Rien ne vaut que l’on sacrifie sa vie car la vie est précieuse et pour lutter en faveur des causes qui le méritent il faut rester en vie … La cause suprême c’est bien la VIE»
Avec une belle pédagogie Huguette Dreykaus évoqua les quatre sphères qui requièrent son engagement : notre région, la France, l’Europe naturellement, qui fit toujours partie de son univers et le monde, citoyenne du monde. La liberté expliqua-t-elle avec des exemples n’a pas droit de cité partout, soyons heureux et conscient d’en bénéficier ici.
Mais si la notion de patrie est atteinte en France si elle ne signifie plus ce qu’elle devrait s’il en est de même du drapeau alors pourrait-il y avoir un sentiment patriotique européen ? « On ne m’a jamais bien expliqué ce qu’est l’Europe » lança un participant alors que d’autres firent des plaidoyers en faveur de l’Europe.
L’Europe une patrie ? Et le drapeau européen, lui, serait-il mieux honoré que le tricolore ?
Débat…débat…pas d’unanimité mais débat passionnant
Jamila exprima avec une vraie et grande conviction pour quelles causes elle s’engage : l’humanisme certes mais plus précisément les valeurs exprimées par la République : Liberté-Egalité- Fraternité. Unanimité dans la salle. Unanimité aussi pour rejoindre Jamila : « le combat en faveur de ces valeurs là n’est jamais acquis une fois pour toutes. C’est tous les matins qu’il faut les soigner »
Eh oui, au club des démocrates un consensus se dégagea alors : notre patrie c’est la République et la République est universelle elle ne s’exprime pas sur un seul territoire géopolitique.
Des débats comme ça on en redemande tant il y eut de sens, tant ils furent riche, tant, aussi, il y eut de talents révélés. Jamila, incontestablement, Axelle, naturellement, Stéphane évidemment, Jean Emmanuel, et aussi Geoffroy, Jérôme et tant d’autres parmi la vingtaine d’intervenants que je ne peux tous citer ici ?
ON EN REDEMANDE !
12:17 Publié dans Synthèse de débat | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : club des démocrates pour le progrès, débat, cause, sacrifier, vie, sens, valeurs


