31.10.2008

Une très belle soirée !

Boof.jpgNous tenons à remercier chaleureusement nos invités, le Dr Jean MEYER et Mr BOUKOBZA, qui auront permis que le débat d’hier soir soit une grande réussite et nous remercions par la même occasion l’ensemble des personnes présentes qui y auront contribué par leur participation active.

De ce débat ressort un élément important sur l’engagement où nos aînés ont souvent été appelés à se soulever contre l’injustice, contre l’oppression et la privation des fondements même de la République que sont la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.

La question primordiale reste celle de savoir si nous pourrions mettre aujourd’hui autant d’énergie à se soulever non plus contre mais plutôt pour une cause.

Une autre question soulevée : nos aînés se sont battus pour leur patrie : la France. Quelle est notre patrie aujourd’hui ? Est-ce encore la France ou bien notre patrie est-elle devenue l’Europe ?

Pour nous, prévoir au mieux les comportements futurs c’est d’abord retenir les leçons des comportements passés.

Nous devons tous, après avoir été informés voire convaincus du bienfondé des changements à apporter à la société d’aujourd’hui, nous impliquer dans la vie citoyenne.

Le débat doit continuer sur notre Blog, n’hésitez pas à faire vos commentaires !

Stéphane BOOF

25.10.2008

Pour quelle cause donner sa vie en 2008 ?

logo club.jpgCher ami(e),

Notre club poursuit ses travaux et ses réflexions.

Après le succès de notre débat sur la « peopolisation » de la vie politique, nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre conviviale sur le thème :

« Pour quelle cause donner sa vie en 2008 ?»

Quelles sont les valeurs auxquelles on peut adhérer aujourd’hui au point de sacrifier son existence ?

De manière très liée, nous pouvons aussi nous poser la question du sens de la Patrie. Cette notion est-elle désuète de nos jours ?

Que signifie pour un jeune d’aujourd’hui (ou un moins jeune) la France, l’Europe ?

Pour quelles raisons peut-on voir la fierté du drapeau dans de nombreux pays et pourquoi donne-t-on le sentiment d’en avoir honte en France ?

Ces questions un peu provocantes méritent un beau débat et pour le tenir nous avons la grande chance de pouvoir bénéficier de témoignages éminents puisque nous aurons, pour dialoguer avec eux, les responsables de l’Amicale des Anciens de la France Libre, le Docteur Jean Meyer, Président, et ses proches, ceux qui ont rejoint le combat de la Résistance entre 1940/1945 alors que beaucoup abdiquaient.

Nous avons donc le plaisir de vous convier au débat qui se déroulera le : mercredi 29 octobre à 18h30 au Foyer Saint-Louis de la Robertsau.

Ne ratez pas cette soirée et cette exceptionnelle possibilité de débattre avec des personnalités qui, lorsqu’elles avaient vingt ans, ont décidé de tout sacrifier pour la patrie.

En attendant de pouvoir vous saluer de vive voix, croyez en nos sentiments les plus cordiaux.

Jamila AZEROUAL
Responsable Jeunesse et vie étudiante

Robert GROSSMANN
Président d’Honneur

Stéphane BOOF
Président

18.10.2008

Conversation avec Jean Lacouture

 "Je te salue Malraux" Jean Lacouture et Robert Grossmann qui ont rencontré et aimé l'écrivain dialoguent sur l'énigme Malraux. Pourront-ils percer à eux deux le mystère?"..."

Jeudi 30 octobre à 17h30 à la Librairie Kléber.

JeanLacouture.jpgConversation avec Jean Lacouture et Robert Grossmann, à l’occasion de la parution d’André Malraux, itinéraire d’un destin flamboyant (André Versailles).

Qui était Malraux ? Homme multiple, aventurier anticolonialiste, brigadiste international, libérateur de l’Alsace, ministre du général de Gaulle, défenseur acharné de la culture et du patrimoine, orateur flamboyant à la plume envoûtante, prix Goncourt pour un roman révolutionnaire, La condition humaine : il était tout cela à la fois et bien plus encore. Jean Lacouture, journaliste et écrivain, qui reçut dès sa première rencontre en 1945 le « choc Malraux », nous dévoile les multiples facettes du rebelle humaniste, de l’écrivain engagé, du ministre et « ami génial » du général de Gaulle. Historien, journaliste et éditeur, Jean Lacouture arpente le monde depuis la Libération. Il a écrit une cinquantaine de livres, notamment les biographies de grandes figures de l’Histoire (Ho Chi Minh, de Gaulle, Mendès France ou Mitterrand) ou celles de ses écrivains de prédilection (Montaigne, Montesquieu, Stendhal ou Dumas).

17.10.2008

Au club des Démocrates

Au club des démocrates: Réduire la vaste troupe de ceux qui cèdent à ”l’hypnotisme du vide effrayant du renoncement”

grossmann.jpgRéenchanter la citoyenneté... Houellebecq paradoxalement précieux pour nos débats!
L’aveu de Michel Houellebecq confirme l’analyse pertinente qui est à l’origine du Club des Démocrates!

Au moment de créer le Club nous posions une question qui nous semble essentielle aujourd’hui: Y a-t-il encore des citoyens en France (en Europe?) N’y aurait-il pas plutôt que des consommateurs? J’ajoutais en présentant mon livre l’Appel du gaullisme : “Il faut réenchanter la citoyenneté”.

Il me semble que nous sommes plus que jamais au coeur d’un sujet de fond pour nos sociétés occidentales et j’ai la faiblesse de croire que mon mot d’ordre “réenchanter la citoyenneté” est d’une brûlante actualité.

C’est bien ce thème que nous aborderons indirectement lors de notre soirée débat avec le président des Français Libres le docteur Jean Meyer le 29 octobre au foyer Saint Louis à la Robertsau.

Dans ce passionnant livre Ennemis publics qui, évidemment, suscite polémique et déchaîne les critiques -( comment pourrait-il en être autrement avec BHL et Houellebecq? - Houellebecq passe aux aveux sur bien des points. Evoquant sa domiciliation en Irlande il parle du droit de vote des étrangers dont il ne bénéficie pas en Irlande où il paye très peu d'impôts. Citons quelques brefs extraits:

”tout ceci apaise, ne donne pas l’impression de participer vraiment, évite en tous cas de se poser des questions; tout ceci, en un mot dépolitise (...) Par rapport à la France(...) je ne me sens pas ( ne me suis jamais au fond senti et me sentirai de moins en moins) comme un citoyen, mais, plus banalement, comme un usager. Voilà, c’est dit. C’est un peu triste, c’est une appartenance qui s’effondre, qui s’avilit. Mais on en est à dire plus ou moins la vérité, n’est-ce pas?”


Puis plus loin et toujours aussi tristement lucide il avoue qu’il rejoindrait, en cas de guerre et après qu’il eut échangé quelques coups de feu, “la vaste troupe (...) de ceux qu’indiffère le destin de la démocratie, de la France libre, de la Tchétchénie ou du pays basque; de ceux qui cèdent, de Gaulle avait bien raison, à l’hypnotisme du “vide effrayant du renoncement” Je suis de ces gens là. De ceux que rien de général et d’universel ( ni de particulier, ni de local) ne peut réellement mouvoir. Cette vaste troupe qui subit l’histoire, ne s’intéressant qu’à ce qui la touche directement, elle et ses proches.”

Pourrait-on rêver meilleure introduction à notre débat? Meilleure justification à la création de notre club qui veut aborder des problèmes de fond, dépasser le quotidien pour mieux l’appréhender et renouer avec les valeurs humanistes que nous ne devrions jamais perdre de vue?

Notre objectif est ambitieux et en lisant Houellebecq on pourrait se demander s’il n’est pas désespéré. Il consiste à réduire la vaste troupe de ceux qui cèdent au vide effrayant du renoncement, à les réveiller et à les mobiliser en faveur de la citoyenneté. Reconstruire des citoyens conscients...

Robert GROSSMANN

15.10.2008

La Marseillaise encore sifflée !

marseillaise.jpgAprès France Algérie, après France Marco, France Tunisie a lui aussi connu une véritable bronca au moment de l’hymne national Français. Comment est-il possible qu’un stade national, garni de plus de 75 000 spectateurs siffle ainsi son propre hymne ? Cela ne se voit nulle part ailleurs. Il n’y a qu’en France où cela se produit. Bien évidemment, on trouve rapidement des députés socialistes qui nous expliquent qu’il faut comprendre, que ces troubles trouvent leur origine dans notre passé colonial, etc, etc… Une fois encore, la gauche cherche à expliquer l’inexplicable pour excuser l’inexcusable.

Un hymne ça se respecte, peu importe la nationalité. La Marseillaise est le symbole de notre identité nationale, de notre histoire, de notre appartenance à la Nation comme Ala Khallidi l’est pour la Tunisie.

 

Ces dernières décennies, les politiques ont trop souvent délaissé les symboles, pourtant nécessaires, nous rattachant à l’idée de nation. Hymnes, étendard, valeurs, étaient presque devenus des éléments honteux et encombrants.

Il est maintenant temps de les réhabiliter au quotidien comme à l’école,  dans les édifices publics, dans les administrations mais aussi dans la sphère privée pour que la France puisse préserver ses spécificités qui font sa richesse et qui la différencient tant des autres nations européennes.


Geoffroy LEBOLD

02.10.2008

Pour une valorisation du quartier européen de Starsbourg

parlement europen.jpgC’est la rentrée. La traditionnelle Foire européenne est le moment de rappeler certains dossiers. L’invité d’honneur de cette année, Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, a confirmé avec force et raison la vocation européenne de Strasbourg et son rôle dans l’Union européenne. C’était également l’occasion de soulever, une fois de plus, la question de l’avenir du Wacken.

Pour moi, l’européen vivant depuis de longues années à la Robertsau, ceci évoque une vieille interrogation, celle de la valorisation de la place de l’Europe à Strasbourg.

Strasbourg « capitale européenne de la démocratie et des droits de l’homme » est devenue une expression couramment utilisée pour situer son rôle et ses atouts. Elle ne situe pas seulement clairement la place de Strasbourg dans l’Europe, elle est également l’expression de cette dimension humaine de l’Europe qui a une longue tradition dans notre ville et qui contredit dans les faits cette fausse image d’une Europe technocratique et trop éloignée de ses citoyens, leurs problèmes et leurs aspirations.

Nous, les strasbourgeois, savons que cette Europe est réelle et proche des attentes des citoyens grâce aux travaux et réalisations au quotidien des multiples institutions européennes installées dans nos murs. Cette Europe est bien visible par ses institutions qui sont regroupées, pour leur grande majorité, dans un quartier européen, architecturalement de plus en plus attractif.

Par un aménagement généreux du passage de l’allée de l’Europe à l’entrée de la Robertsau, l’installation d’un nouveau pont et l’arrivée du tram ce quartier européen est devenu de plus en plus accessible. La bonne fréquentation des arrêts « Parlement Européen » et « Droits de l’Homme » par les touristes était bien visible pendant les mois de juillet et août.

Mais qu’est-ce qui attend ces touristes ainsi que ceux qui ont suivi en voiture ou en car les indications « Institutions européennes » ? Ils aboutissent dans un quartier riche en bâtiments qui se distinguent par leur diversité architecturale et la multitude d’organismes qu’ils hébergent. Ils s’y perdent forcément un peu parce qu’ils ne disposent pas d’un itinéraire des institutions européennes.

Par la force des choses, ils se contentent d’un bref arrêt pour la photo obligatoire et reprennent aussitôt la route, sans doute frustrés. Parce qu’ils n’auront rien appris sur le Parlement Européen, la véritable conscience démocratique de l’Union européenne et son rôle de co-décideur à l’intérieur des instances de l’Union, rien sur le Conseil de l’Europe des 47 et ses différents organes qui est constamment à l’avant-garde des débats sur les libertés, les droits et les principes éthiques fondamentaux qui y sont liés, rien sur la Cour Européenne des Droits de l’Homme avec sa juridiction supra nationale en tant qu’instance de recours pour des dizaines de milliers de citoyens chaque année, rien sur la Pharmacopée européenne qui est au service de la santé publique et de la qualité des médicaments en Europe, rien sur le Centre Européen de la Jeunesse (fraîchement rénové au bord de l’Ill) et ses campagnes publiques contre l’intolérance et pour la diversité et, finalement, rien sur l’Institut International des Droits de l’Homme, la belle maison alsacienne dédiée à René Cassin, père fondateur des droits de l’homme aux plans universel et européen.

Une belle occasion manquée pour expliquer aux citoyens les missions européennes et montrer la réalité de l’unification.

Ces visiteurs qui sont « à la recherche de l’Europe » méritent mieux. Le quartier européen manque d’un lieu de présentation de l’ensemble des bâtiments et leur histoire et surtout d’information sur les activités des différentes institutions qu’ils hébergent et, pourquoi pas, d’une présentation audio-visuelle de l’histoire européenne de Strasbourg et ses institutions depuis 1949. Les visiteurs y trouveraient les références aux raisons et origines de l’aventure européenne ainsi que les informations sur les raisons d’être de ces bâtiments qui représentent une Europe en mouvement avec une action quotidienne proche des soucis, des interrogations et attentes des gens.

La création d’un tel lieu d’accueil avec un espace-information ainsi qu’un espace-restauration et un parking adéquat fera du quartier européen une étape touristique digne de ce nom et donnera la visibilité et la valorisation nécessaires aux atouts de la capitale européenne de la démocratie et des droits de l’homme.

Klaus Schumann

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